Comme vous le savez certainement, je ne follow personne sur mon compte Twitter. Mais je garde grâce à un système de listes un œil discret sur ce qui s’y passe d’important.

L’une de ces listes, « Les Crétins », me permet par exemple de suivre tout ce que ce réseau compte de petits fachos en manque de visibilité, de sarkozystes maladifs et autres politiciens de ce que qu’on appelle désormais, dans un euphémisme révélateur, la droite décomplexée.

Force était de constater, à la rentrée dernière, que cette liste tournait en rond. Pis, elle s’effondrait sur elle-même du fait d’une forme de consanguinité idéologique et semblait éprouver les plus grandes difficultés à renouveler son stock d’insultes xénophobes ou homophobes. Je l’avoue, seuls les numéros rodés du duo Boutin-Morano réussissaient encore à égayer mes longues soirées de cet hiver qui, et je ne le savais pas encore, allait durer huit mois.

Or, quelle ne fut pas ma surprise de voir apparaître il y a quelques semaines de cela, à la défaveur du mouvement de la #manifpourous, un nouvel élément très prometteur en la personne d’un certain Vivien Hoch.

Capture d’écran 2013-05-18 à 19.37.36

Cette bio tout en humilité, la PP cravate-regard-mutin-filtre-bleu, le fond thème « veilleurs » me plurent instantanément, et me donnèrent envie d’en savoir un peu plus long sur le personnage. Ce que je fis.

Aujourd’hui, j’ai décidé de partager avec vous les conclusions de mon enquête.

Vivien Hoch, ou la boursouflure virtuelle

Ce qui frappe au premier abord lorsque l’on visite la page « À propos » du blog de Vivien Hoch, c’est la démultiplication de ses activités.

Mais en creusant un peu, je me suis rendu compte que cet « activisme » était virtuel : au-delà de sa présence sur les principaux réseaux sociaux, Vivien a mis un pied dans la porte de pratiquement tout ce que le web compte de sites collaboratifs (si possible de droite) en vogue :

  • Médiabox, site collaboratif d’information (plutôt neutre, en rade) : 2 articles,
  • Opposition Républicaine, qui se rêve le « pôle internet de l’opposition » (de droite, actif) : 1 article,
  • Newsring, site de débat de Frédéric Taddeï (neutre, actif) : 1 intervention introuvable,
  • Boulevard Voltaire, site conspirationniste (droite, pro-actif) : 3 billets,
  • Nouvelles de France, site d’information (droite droite libérale, actif) : 2 tribunes libres,
  • Contrepoints, site d’information (libéral, actif) : 2 billets,
  • Le jour du Seigneur, blog catholique (neutre, actif) : 2 billets,
  • Causeur, site d’information (droite faux nez, actif) : 3 articles,
  • Atlantico, site d’information (droite libérale, actif) : 1 contribution,

Pour être exhaustif, notons par ailleurs que Vivien semble être un invité régulier du « Libre Journal » sur Radio Courtoisie (qu’on ne présente plus), et qu’il a été interviewé par une pintade énamourée sur ce blog du Nouvel Obs’.

Faisons le total : en environ un an, la panspermie intellectuelle de Vivien Hoch a généreusement recouvert la galaxie de l’information libérale réactionnaire de ses… 17 contributions. Soit environ le dixième de ce que ta petite sœur met en ligne sur son blog chaque mois.

Ne sous-estimons pas Vivien : son comportement, usuel chez les prétendus intellectuels en manque de considération, est en fait la conséquence d’une stratégie mûrement irréfléchie qui consiste à exposer sa fiolasse pour rabattre ses lecteurs vers son site.

Car le Monsieur est, excusez du peu, « créateur et rédacteur en chef de Itinerarium« , un « pure player d’actualité catholique ».

Un pure small player devrait-on plutôt dire, puisque si l’on se dirige vers l’«ours» du site, on prend rapidement conscience de l’activité frénétique de sa rédaction, à même de faire pâlir de jalousie le Washington Post. Jugez plutôt :

Comment appelle-t-on un site « d’information » sur lequel 76,7% des articles sont écrits par la même personne et 88,7% écrits par deux auteurs seulement ? Oui : un blog.

Mais Vivien ne s’arrête pas là, non. Il est également « créateur et rédacteur en chef de l’Université Thomiste« , une « revue universitaire de philosophie et de théologie en ligne ». Que trouvons-nous dans cette université prestigieuse en HTML à la magnifique charte graphique couleur pistache de 1997 ? Il faut avouer que le comité de lecture n’a pas le temps de chômer :

  • Vivien Hoch : 2 recensions, 11 articles généraux, 8 articles sur Thomas d’Aquin et une bibliographie,
  • Maxime Roffay : 3 articles en phénoménologie, 1 article sur Jean Scot Érigène
  • et ? Et c’est tout. Ah d’accord.

Ainsi donc notre ami est-il l’inventeur de ce qui est probablement la plus petite « Université » du monde (ou de peu, après l’Université du Peigne, à Oyonnax).

Mais tournons-nous désormais vers les activités réelles de Vivien.

[M.à.J. 23/7/13] Un lecteur me signale dans les commentaires cette page Wikipédia plutôt truculente dans laquelle vous pourrez voir notre Vivien embrouiller, avec force opiniâtreté, les rédacteurs de la fameuse encyclopédie en ligne.

Vivien Hoch, ou l’usurpation professionelle

Nous avons cette sale habitude, en France, de mettre les individus dans des boîtes. Cette manie a certes des inconvénients, mais elle présente aussi un avantage : elle permet de vérifier que les gens sont vraiment ce qu’ils prétendent être.

Vivien Hoch se définit lui-même comme « chercheur en philosophie, professeur, journaliste […] rédacteur-en-chef ». Qu’en est-il exactement ?

Journaliste

Pour ce qui est de ce métier, c’est assez simple, puisque nous appelons « journaliste », en France, quelqu’un qui détient une carte de presse. Cette carte apporte la preuve que son possesseur tire la plus grande partie de ses revenus de sa « plume », au sens large du terme.

Est-ce la cas de Vivien ? Permettez-moi d’en douter.

Car, à moins d’admettre que 17 articulets, 434 billets et une intervention régulière dans une radio de vieux permettent de vivre (auquel cas je change de métier demain), il est beaucoup plus probable que notre ami prenne ses souhaits inexaucés pour la réalité.

J’en veux pour preuve cette ligne sibylline dans son C.V., « Formé en édition et journalisme à l’I.C.P. », qui ne peut signifier que deux choses : soit qu’il a préparé — et raté — les concours d’écoles de journalisme, soit, et c’est l’hypothèse que je retiendrai, qu’il a suivi ce cursus de philosophie.

Dans les deux cas, j’invite le Monsieur à cesser de se prétendre journaliste.

[M.à.J. 20/5/13] Un lecteur me signale dans les commentaires que j’y suis allé un peu fort sur cette histoire. À vous de voir.

Rédacteur-en-chef

Ici c’est assez simple, puisque nous déduisons de ce qui précède que Vivien qualifie ainsi le fait d’animer un blog collaboratif dans lequel il est pratiquement le seul à écrire. Il est donc rédacteur-en-chef de lui-même, et ça, c’est déjà pas mal.

Professeur

Magnifique métier que voilà, qui se trouve voir été celui de votre serviteur pendant des années.

En France, un « professeur » peut avoir plusieurs profils : soit il a passé les concours, soit il est remplaçant (contractuel ou vacataire), soit il est Maître de Conférences dans le supérieur après avoir soutenu sa thèse de Doctorat.

Qu’en est-il de notre ami ?

À en croire sa page, il n’est rien de tout cela : il n’a pas passé les concours (il n’en a ni le niveau, ni les moyens intellectuels), il ne semble pas être remplaçant et il avoue ne pas encore avoir soutenu sa thèse, ce qui ferait de lui, au mieux, un chargé de TD.

Là encore, Vivien vient à notre rescousse grâce à cette ligne : « Professeur de Philosophie au CETAD ». Selon son site, il s’agit  « d’enseignement de théologie à distance ». Mais comme le nom de Vivien Hoch n’apparaît pas dans la liste de l’équipe d’animation, j’en déduis qu’il est… intervenant ? Correcteur de copie ? Pion ?

Dans tous les cas, j’invite le Monsieur à cesser de se prétendre professeur.

Chercheur

Voilà une qualification dont le sens est difficile à déterminer exactement, ce qui joue en faveur de notre ami.

Dans le milieu scientifique, dont je suis issu, un chercheur est avant tout un professeur d’université, travaillant dans un laboratoire ou unité de recherche, et partageant avec la communauté de ses pairs, au travers de publications dans les revues spécialisées et de conférences, le fruit de ses recherches.

Nous savons déjà que Vivien Hoch n’est pas un chercheur à ce sens, puisqu’il n’est pas professeur, encore moins professeur d’université. Sur son blog, il affirme pourtant être « chercheur associé au CERU ». Quelle est donc cette entité de renommée internationale qui autorise un doctorant à s’octroyer le qualificatif de chercheur ?

Au vu de sa page de présentation, il s’agit d’un think-tank libéral et conservateur formé en 2008 et prodiguant depuis 2011, avec le succès que l’on sait, ses conseils à l’UMP. Les travaux de « recherche » de Vivien Hoch se résument donc à UNE étude intitulée «Vincent Peillon, prophète d’une « religion laïque »» publiée en 2012 au sein de cette entité.

Nous sommes, vous l’admettrez, à des années-lumières du CNRS.

Mais nous serons magnanimes avec Vivien. Et nous l’autoriserons à qualifier de « recherche » le travail qu’il effectue dans le cadre de la thèse de Doctorat de Philosophie qu’il rédige en ce moment à l’ICP.

En résumé : Vivien Hoch n’est, jusqu’à preuve du contraire, ni journaliste, ni rédacteur-en-chef, ni professeur, ni chercheur. Il a écrit quelques articles sur des blogs, tient le sien avec des amis, a un site d’initiation à la philosophie, donne éventuellement quelques cours de théologie à distance, et rédige sa thèse de doctorat.

Et encore…

Vivien Hoch, ou l’imposture intellectuelle

Une chose qui ne manque pas d’intriguer lorsque l’on se penche sur le cas de ce personnage, c’est le décalage entre les aspirations qu’il affiche et ses capacités objectives.

Car si vous interrogez autour de vous des personnes qui font des études de philosophie à Paris, elles vous répondront que la voie royale consiste à les faire soit à Paris I, soit à Paris X (Nanterre) soit à Paris IV lorsque l’on se considère politiquement conservateur.

Qu’est-ce qui alors peut pousser quelqu’un de l’envergure de Vivien Hoch à aller s’inscrire dans une école privée pour faire un Master et un Doctorat qui ne seront a priori pas reconnus par l’État,[Màj.: on me signale dans les commentaires que mon lien n’est pas pertinent, et que ce Master est reconnu par l’État. Dont acte. Je fais amende honorable. Voici le lien correct.] si ce n’est à travers un partenariat avec la prestigieuse Université de Poitiers ? J’ai bien une réponse, mais elle est désobligeante.

Nous avons vu plus haut que Vivien était « formé à l’édition et au journalisme à l’ICP »: oui, son Master de Philosophie comportait une option journalisme. Soit.

Nous apprenons également qu’il est « Diplomé au CER », le Centre d’Études Religieuses. Qui semble ne pas délivrer de diplôme. Bon.

En outre, il est « formé (à quoi?) à l’Institut de Formation Politique (IFP) », un obscur think-tank libéral qui veut « former des jeunes pour redresser la France ». Ah, c’est donc ça.

Enfin, il affirme être « Membre de l’Académie d’études civiles et sociales », introuvable sur internet, qui lui permet de rajouter à peu de frais une ligne ronflante sur son C.V.

En somme, les diplômes de Vivien Hoch se résument aujourd’hui à un Master de Philosophie, option journalisme, obtenu dans un institut privé catholique. Et c’est tout.

[M.à.J. 2/8/13] Un lecteur me signale dans les commentaires un exemple significatif de l’imposture hochienne: un article original du Professeur Laurent Gagnebin daté du 13/12/2007, l’article intégralement pompé par Vivien Hoch le 17/12/2012 sur son site Itinerarium, relancé sur son blog le 13/5/2013. Toute honte bue.

Un catholique modèle, futur cadre UMP ?

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Nous ne pouvons achever ce portrait sans évoquer brièvement les deux dernières facettes du personnage Vivien Hoch.

À la lecture de son blog, nous apprenons qu’il est « Grand clerc de la cathédrale Notre-Dame de Paris ». N’étant guère au fait des choses de la foi catholique, je ne sais pas trop ce que recouvre l’adjectif « grand », mais le site de la Cathédrale de Paris nous enseigne que les clercs « aident au service des célébrations », ce qui est certainement la plus altruiste des occupations du Monsieur.

Par ailleurs, il se déclare « Secrétaire de rédaction de l’Observatoire de la christianophobie », encore une désignation pompeuse pour expliquer qu’il tente de corriger les coquilles d’un blog dirigé par Daniel Hamiche, un ancien maoïste devenu « royaliste légitimiste et catholique traditionaliste » qui, échange de bons procédés, invite Vivien dans les studios de Radio Courtoisie.

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Sur le plan politique, Vivien Hoch est — il ne s’en cache pas — de droite.

Il est, dans ses termes, « Responsable de la communication, Jeunes Actifs 2ème circonscription UMP de Paris » et « Membre de l’équipe de campagne de Mahmoud Tall, candidat à la présidence des Jeunes populaires ». Enfin, il semble militer pour la candidature de Jean-François Legaret aux Municipales de Paris en 2014, comme le montre la photo ci-contre.

Au confluent de ces deux dernières implications, on retrouve Vivien à l’avant-garde de la lutte contre le « Mariage pour tous ». De toutes les manifestations, de toutes les veillées, de tous les sittings, Vivien nous abreuve, minutes après minutes, de photos lointaines et floues de supposés cars de CRS, de plans serrés sur des millions de manifestants, le tout ponctué de considérations générales sur la décadence de notre civilisation.

(Si vous ne le suivez pas, voici un florilège de ses tweets des 48 dernières heures).

Terminons si vous le voulez bien sur une petite note d’humour.

Vous l’aurez compris, ce personnage incarne pratiquement tout ce qui me révulse : présomption, fatuité, imposture et obscénité.

Depuis hier, et grâce à ce magnifique .gif , j’ajoute à cette liste la couardise, et la tartufferie.

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66 réflexions sur “Dégonflons ensemble la baudruche Hoch

  1. Bref, il est un de ces glands qui sont responsables de nous faire prendre le printemps pour l’automne.

  2. Son Master est un diplôme d’état. La Catho est une bonne fac, on y passe des sessions d’examens doubles, une pour Paris IV, une pour l’ICP.

    1. ton lien renvoie vers les modalités applicables aux étudiants étrangers. sur la page « classique » de ce master on voit qu la mention « diplome d’Etat » est notée en gros en tete de page, et les débouchés dans l’EN et la poursuite en doctorat à l’université sont mentionnés. http://www.icp.fr/fr/Organismes/Faculte-de-Philosophie/Formations-et-diplomes/Master-de-Philosophie/%28onglet%29/presentation

      Bref, c’est peut-être le seul truc sur lequel il a pas menti. (ce qui n’empêche pas le mec d’être un abruti fini, hein)

    2. Je ne maitrise pas encore parfaitement WP et j’ai malencontreusement effacé le message de la personne répondant au votre et me donnant le lien correct.
      J’ai amendé mon texte.

  3. « Chercheur » ne signifie évidemment pas grand chose. Outre le « chercheur d’emploi », qui n’est pas un titre universitaire, on peut être « chercheur associé » à un laboratoire, ce qui peut signifier tout et n’importe quoi – de la mention fictive (un laboratoire doit justifier de chercheurs associés) à l’engagement fort de personnes qui soit 1) sont déjà membres d’un autre laboratoire (et sont forcément « associés » pour les autres), soit 2) effectuent un travail de recherche sans être rémunérés par l’équipe à laquelle ils se rattachent ou sans faire partie des doctorants suivis par un des professeurs de l’équipe.
    « Professeur » est un terme utilisé de manière assez vague par beaucoup de gens, et il change radicalement de sens selon qu’on parle de l’enseignement supérieur, où « professeur » est un poste et un (au dessus de « maître de conférences »), du secondaire (où il désigne tous les enseignants) ou du primaire (« professeur des écoles », l’ancien « instituteur »). Mais les écoles privées, ou les écoles publiques supérieures spécialisées (par exemples les écoles d’art) utilisent facilement le nom « professeur », même pour désigner des gens qui viennent gagner trois sous en assurant deux heures d’enseignement hebdomadaire – là, je pense au privé.

    Ceci étant dit, les termes deviennent douteux quand on se dit « chercheur en philosophie, professeur », car cela laisse entendre un titre de professeur dans le supérieur, la recherche étant la spécificité du second et surtout du troisième cycle dans les établissements d’enseignement supérieur.
    Bien que les choses ne soient pas rédigées d’une manière qu’on peut qualifier d’usurpation de titres, ce jeune homme me semble laisser entendre qu’il a plus de qualifications académiques qu’il n’en a.

      1. C’est ce que dit Wikipédia aussi apparemment. Le servant d’autel, c’est celui qui secoue l’encensoir du curé, qui porte son cierge, et qui lit quelques textes, parfois. Ce n’est pas rémunéré, ce n’est pas un titre, juste une occupation.

    1. Oui c’est ça, c’est le titre pompeux qu’on donne aux enfants de cœur les plus anciens, notamment dans les paroisses « prestigieuses » comme celle de la cathédrale de Paris.

      On y accède très difficilement : en effet il faut se présenter un jour à la sacristie, dire qu’on veut être enfant de cœur, apprendre les rudiments (2-3h de formation :D), recevoir une aube et puis venir un quart d’heure avant le début de la messe. Dur dur dur….

      Pour être « grand clerc » il faut juste être enfant de cœur longtemps (sachant qu’à mon humble avis de catho de gauche, être « enfant » de cœur à plus de 20 ans ça devient plus de la présomption que du service).

  4. Bonne entreprise de fact checking sur ce « charmant » jeune homme.
    Bravo donc !
    Juste une remarque : la profession de journaliste n’est pas réglementée dans son accès, on peut sans trop de risques s’autoproclamer comme tel.
    Seule la notion de journaliste professionnel est encadrée, et elle importe surtout dans les rapports avec l’employeur du journaliste
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=63DFBDC58E70EFBC2231CC7DFC2908C4.tpdjo05v_2?idArticle=LEGIARTI000018764981&cidTexte=LEGITEXT000006072050&dateTexte=20130520
    La carte de presse n’est pas une condition pour être journaliste, pro ou non ; elle a un intérêt surtout vis à vis des tiers pour démontrer cette qualité. Mais elle n’est pas la seule : l’administration fiscale n’a par exemple jamais exigé sa production pour que le journaliste pro bénéficie du « fameux » abattement de 7650 euros sur l’assiette de l’IRPP (un bulletin de salaire suffit, souvent, car l’employeur identifie souvent comme tel le salarié journaliste).
    Bref, que V Hoch s’autoproclame journaliste, ça fait beaucoup sourire, mais en soi, tant qu’il n’allègue pas d’activité professionnelle, il est bien campé sur le flou dans l’esprit de tout un chacun sur cette profession.

      1. Après, je reste très réservé sur l’intéressé (pour rester poli) ;
        mais si je loue le travail en amont qui a permis la rédaction du présent billet, celui-ci ne tourne-t-il pas « un peu » à la lapidation ?
        V Hoch récolterait ce qu’il a semé, mais bon…

  5. Bravo pour votre article qui a réussi à me faire sourire en ce lundi pluvieux. Je m’interrogeais également sur cet odieux personnage, voilà que vérité est rétablie.

  6. mais pourquoi tant de haine et de temps perdu à fouiner dans la vie de ce mythomane à tête d’oeuf ? pourquoi n’as tu fais preuve d’ autant d’ opiniâtreté envers cahuzac ( ou autres empafés d’ailleurs ) .à fouiller la merde , fouille utile !

  7. Sa thèse sera valide comme doctorat de l’Université de Poitiers, car il me semble qu’elle est inscrite au registre national des thèses (qui liste les thèses en cours.) A vérifier toutefois. Ok pour tout le reste ( à ma connaissance).

  8. hélas il y a surement bcp de vrai dans votre article

    cpdt moi même étudiant en Philo à l’ICP je tiens à préciser :

    – « l’option édition et journalisme » correspond à un Master Professionnalisant vers les métiers de l’édition et journalisme qui est fait en plus du Master de Recherche en Philo.

    – au sujet de l’Université Thomiste, la quantité d’article est limitée, mais le contenu est de grande qualité. je n’ai vraiment aucune affinité avec VH mais il est évident qu’il a de réel capacité spéculative et de grande connaissance en philosophie thomiste et en phénoménologie. Les articles de l’Université Thomiste sont des articles de recherche en philo et n’ont aucune portée politique.

    1. Merci pour ces remarques.
      Je suis loin d’avoir les capacités intellectuelles pour discuter du fond des articles de l’Université Thomiste, et comme vous l’avez constaté, ce n’était pas le propos ici.

    2. Benoît, la quantité était moins limitée il y a deux ou trois ans, et avec des articles de qualité bien moindre (attaques haineuses contre des philosophes athées ou non catholiques (genre Nietzsche ou Spinoza)), il y avait des articles à portée politiques, des « aphorismes » du genre « où était le conatus et la volonté de puissance sur les lits de mort de Spinoza et Nietzsche? », et ce genre de choses… Sans parler de sa disputatio pour savoir si l’inspecteur Derrick est kantien ou non.

      Il a fait le ménage pour ne garder que les bons articles (dont certains sont des reprises de cours données à la catho, rappelons-le) et virer d’éventuelles casseroles qui auraient pu le suivre. Je ne sais pas si on peut récupérer ces articles d’une manière ou d’une autre dans les méandres du site.

  9. Cher ami,
    Je crois que nous sommes d’accord que ce n’est pas l’habit qui fait le moine. Cela dit je m’étonne que vous soyez aussi porté à considérer que seuls les types ayant fait le CNRS, l’ENA ou autres prestigieuses universités vaille le coup d’être écouté.

    Bon ok il a pipeauté son CV, la belle affaire. Ne lui retirer pas son activisme.

    Et puis hein, les vrais amis du peuple, c’est pas les intellos ! Si ?

    1. Vous remarquerez que je ne juge absolument pas le Monsieur sur le fond: ni sur le niveau de ses articles philosophiques, ni sur son engagement politique, ni sur sa foi.
      J’induis simplement que son comportement n’est en accord avec aucune des valeurs que, par ailleurs, il dit ou prétend défendre.

    2. Le CNRS n’est pas une université ni une école ; c’est un institut de recherche. Il n’est pas reproché à Hoch de ne pas sortir d’une grande fac (d’ailleurs, l’ICP c’est quand même pas mal) mais de se dire journaliste, chercheur, professeur etc alors qu’il n’est qu’un étudiant militant.

    3. « seuls les types ayant fait le CNRS, l’ENA ou autres prestigieuses universités vaille le coup d’être écouté »

      Visiblement, vous ne savez pas de quoi vous parlez. On ne fait pas le CNRS, on y travaille. Comme le nom l’indique (« centre national de recherche scientifique »), c’est un organisme de recherche et non un lieu de formation universitaire.

      Ensuite, l’ENA n’est pas une université, mais, là encore comme le nom l’indique une école, qui n’a rien de prestigieuse en tant que lieu de recherche (et j’ajouterais, avec un peu de mesquinerie, de formation intellectuelle).

      Je suis bien d’accord avec vous, les diplômes ne préviennent pas de la connerie. Être normalien et agrégé de philo n’empêche pas d’être Bernard Henri-Lévy. Néanmoins, force est de reconnaître que toutes les formations ne se valent pas au plan des compétences intellectuelles qu’elles permettent de développer. Avec tout le respect que je dois pour le boulanger du coin (qui me régale tous les matins), je doute que sa parole sur des sujets comme le changement climatique ou la relation entre le corps et l’esprit mérite la même écoute que celle d’une personne ayant consacré plusieurs années de sa vie au sujet.

      Si on laisse n’importe qui usurper des titres, cela ne nuira pas seulement aux possesseurs légitimes de ces titres mais à tout le monde. Quand quelqu’un se présente comme spécialiste dans un domaine, je veux pouvoir être sûr qu’il l’est vraiment. (Plus quand c’est un dentiste qu’un philosophe, mais quand même :D)

    1. À cause de ce qu’il s’est passé lors de la dernière manifestation (le gif de fin dans mon article) et de l’histoire avec Andrea Papus Ngombet Malewz AKA @affreuxdroitard

  10. Article bien rigolo. Attention cependant dénoncer la cuistrerie en commençant par « Comme vous le savez certainement, je ne follow personne sur mon compte Twitter.’ c’est un peu se tirer une balle dans le pied. La poutre la paille tout ça…

    1. Ne suivre personne n’est pas de la cuistrerie.
      Ce compte Tweeter est une expérience donc l’objectif est de voir ce que l’on peut faire en ne respectant aucune des règles implicites: une PP repoussante, un pseudo qui n’engage pas, pas de follow, pas de FF et pas de RT.

  11. Eh ben je connaissais pas bien le Tartuffe Hoch, me voilà servie sur ses compétences aussi vastes que frelatées. Merci pour ce travail utile.

  12. Excellent ! Je me suis permis de partager sur Twitter où ce monsieur a rendu ses inénarrables tweets… invisibles !

  13. Saviez-vous que le triste sire se charge aussi de la rédaction d’articles sur wikipedia? Apparemment, il aurait contribué à la page « Thomas d’Aquin » de wiki, et aurait spammé l’article de lien plus ou moins publicitaire vers son université thomiste… On peut retrouver la discussion (et toute la mauvaise foi (haha) du sieur Hoch) entre lui et d’autres rédacteurs/intervenants ici :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Thomas_d%27Aquin

    Notez qu’il a plusieurs pseudo comme Tchekfou, Vivien Hoch et Θεαίτητος, les points révélateurs de la personnalité de l’individu se situent dans les discussions à propos des sources, de la qualité de l’article, de son organisation, etc.

    Enjoy!

  14. Je lis sur « le blog de Vivien Hoch » ou sur « itinerarium » l’article du 23 mai 2013 , « Faut-il démythologiser Dieu? » Compte-tenu du niveau intellectuel, du comportement médiatique, du malaise que sa personnalité suscite, et du fait qu’il me semblait étrange qu’un soi-disant « catholique » comme lui, s’exprime en intelligent mais VRAI protestant, j’ai eu l’intuition que je trouverai en deux minutes le MEME article sur internet. Après une minute de recherche ciblée sur Google, je tombe sur le site « protestants dans la ville » sur un article du professeur Laurent Gagnebin, intitulé « la lecture des récits bibliques à la manière du théologien Rudolf Bultmann ».
    Il a rajouté un chapeau, une illustration, une photo, et une belle typographie, mais il a oublié d’inscrire le nom de l’auteur, et le site qu’il a copié…
    Moralité: Il est peut être facile d’écrire 450 articles sur son blog, mais il est moins facile de faire de grossiers copiés-collés sans se faire prendre, même certains hauts dignitaires religieux, ont été confondus récemment pour plagiat.
    Quelle belle recrue donc, pour la mouvance conservatrice qui n’est pas regardante quand elle aspire à instrumentaliser politiquement la première religion qui lui passe sous la main!

  15. Cher « le vrai connard »,

    J’ai pris connaissance de l’intérêt que vous portez à ma personne via cette fiche que vous avez publié sur votre blogue. Je vous en remercie, même si j’eusse préféré vous y voir discuter de mes idées plutôt que de ma personne. Je note simplement qu’il vous manque beaucoup d’informations pour porter vos jugements, sans compter les montages plutôt étranges – ou, disons, militants – que j’y ai trouvé. Votre « travail » n’est qu’une succession de jugements de valeurs, qui repose sur le peu d’éléments que j’ai rendu publics.

    Je suis effectivement lié à un laboratoire de recherche dans le cadre de mon doctorat, je suis chercheur associé à un laboratoire d’idée, je touche des revenus de mes activités de journalisme – et la carte de presse n’est pas nécessaire, j’enseigne et tiens des séminaires de philosophie dans plusieurs lieux, y compris d’ «état».

    Me justifier sur chaque point est fastidieux, plutôt indiscret et, devant tant de mauvaise foi, tout à fait inutile. Je préfère discuter des idées plutôt que de perdre mon temps sur des attaques ad-hominem. Ce n’est apparemment pas votre cas, c’est dommage.

    J’en reste simplement au fait que la plus grande preuve de la sincérité de mon travail et de mes propos est le fait que j’oeuvre à visage découvert. J’ose croire, de l’autre côté, que « le vrai connard » n’est pas votre vrai nom.

    Enfin, je ne suis pas contre un petit café, à Paris, entre nous deux, en toute cordialité.

  16. sans oublier cette vidéo où il est présenté en « philosophe »
    http://gloria.tv/?media=436484
    « lauréat du prix de l’analyse politique »
    http://www.dailymotion.com/Vivien_hoch#video=x10iuvz
    il se donne ce propre intitulé sur sa propre chaine dailymotion

    sinon ceci : http://dernieregerbe.hautetfort.com/archive/2012/12/26/un-paltoquet-bondieusard-vivien-hoch-avec-des-considerations.html

    où l’on voit qu’il a commis d’autres plagiats

  17. Je voulais me renseigner un peu sur le gus et je vois que je n’étais pas tombé loin sur le bonhomme. J’ai regardé un « débat » entre lui et une autre personne qui écoute du métal à propos notamment du Hellfest …

    Il changeait de point de vue quand ça l’arrangeait … Comme pour le GIF animé tiens.

  18. Dis moi mon ami, ce personnage te révulse et tu perds du temps à monter un site sur lui. Tu serais pas un peu amoureux?

  19. Ancien élève de l’ICP je me souviens de lui. Il ne passait pas inaperçu. Un jour d’un cour sur nietzche (Dieu est Mort NDLR) il est entré dans l’amphi avec un drapeau du vatican autour du coup, s’est agenouillé, a fait le signe de croix et est allez s’asseoir tranquillement…

    Nous avons beaucoup ris…

  20. L’ICP (la « Catho ») n’est pas une « boîte » privée de seconde zone comme l’insinue l’article, mais une fac. réputée (fondée en 1875, à la suite de la loi qui instituait la liberté de l’enseignement supérieur, elle ne put garder le titre d' »université » après l’abrogation partielle de la loi mais a toujours compté dans le paysage intellectuel). [Ceci dit, les 4 fautes d’orth. en 5 lignes du commentaire précédent ne plaident pas, là comme ailleurs, pour la hausse du niveau estudiantin…]
    V. Hoch a toujours son rond de serviette dans le libre journal de H.d.L. (même si ses interventions semblent agacer plus qu’autre chose H.d.L.).

  21. Le Vrai connard devrait savoir (shouf la rime), que la dénonciation d’une imposture intellectuelle se fait sur base d’idée, quand il s’agit de dénoncer le caractère captieux d’un argument eu égard à une tentative de démonstration, ou tout simplement lorsque le mensonge est sciemment utilisé contre l’adversaire idéologique, parce qu’il est considéré comme le moment théorique d’une vérité qui elle est pratique. (On trouve cette dernière extrêmement répandue dans ceux que Michéa appelle « la pointe la plus remuantes du spectacle moderne », les groupes antifas, islamo compatibles, abreuvés de shit de haine et de bière, milice active du pouvoir en place). Par contre, le concept d’imposture nous fait nous interroger sur le mode opératoire du Vrai connard; le refus assumé du débat d’idée, joint à un contentement de soi évident (d’autant plus étonnant qu’on en perçoit plutôt mal les raisons et justifications), semble revéler une imposture en bonne et due forme. Si donc le Vrai connard souhaite que son pseudo en reste un, qu’il prenne les mesures nécessaires (se détendre, s’instruire, passer des opinions aux intuitions et qui sait, des intuitions à une pensée!)
    Best regards

    1. Tirée du Tlfi:
      Imposture: A) Acte, parole qui tend à tromper autrui dans le but d’en tirer profit. B) Attitude de celui qui cherche à tromper autrui sur sa propre personne, sur son caractère.

      Il me semble que le Vivien entre parfaitement dans cette catégorie, et ce petit billet n’avait d’autre intention que de le montrer.
      Quand une recherche Google Scholar sur son nom fera remonter plusieurs dizaines d’occurences, nous en reparlerons.

  22. Je pense que le dernier commentaire est dû à un disciple de Vivien Hoch… Quelle fluidité dans le propos. Et surtout quelle clarté !

    1. Pour ce qui est de la seconde question: oui.
      Pour ce qui est de la première: encore une fois, comme je le dis dans mon billet, je ne m’intéresse pas à ce que « pense » ce monsieur, je dis juste que c’est un usurpateur boursouflé.

  23. Vrai connard , qui a du recevoir quelques sucettes et bons points pour « pensée » ( pense t-il tout seul that is the question ? ) conforme , est très probablement , c’est un corollaire chez tout les toutous du régime ( de bananes ) , un peigne-cul de première classe qui se le fait peigner avec plaisir .

    Bref « Vrai connard » , comme les membres de la con-frérie , ne sait pas qu’il y a en liberté , et aux plus « hauts postes » , un tas de vrais connards diplomés verbeux , prolixes et incontinents qui polluent l’atmosphère de leurs flatulences .

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